Je vous donne ma recette de Far Breton de Grand-Mère
Une recette fiable, fondante et précise du far breton de grand-mère, avec cuisson juste, version nature ou aux pruneaux.
Le far breton de grand-mère est un grand flan breton cuit au four, préparé avec lait, œufs, sucre, farine et souvent beurre salé. Les pruneaux ne sont pas obligatoires : la tradition connaît aussi un far nature, et la bonne cuisson se juge à sa tenue souple et à son épaisseur finale.
Faut-il vraiment des pruneaux pour avoir le droit d’appeler cela un far breton de grand-mère ? En cuisine, je me méfie des vérités trop nettes : une source comme La Cuisine de Bernard rappelle que la version dite originale n’en comportait pas forcément, et j’ai même vu circuler une recette familiale au sarrasin, avec un litre de lait, cinq œufs et du beurre salé. C’est exactement ce qui m’intéresse ici : transmettre une recette sérieuse, chaleureuse, et surtout honnête. Je vous propose donc un far breton assumé, nature ou aux pruneaux, avec des repères concrets pour réussir la texture sans folklore.
En bref : les réponses rapides
Far breton de grand-mère : nature ou aux pruneaux, que dit vraiment la tradition ?
Le far breton dit original n’impose pas les pruneaux. D’après La Cuisine de Bernard, la version ancienne ne comportait pas forcément pruneaux ni raisins. Voilà la vraie nuance. Entre far breton nature et far breton aux pruneaux, je préfère annoncer franchement la variante servie plutôt que vendre une vérité absolue.
Les ingrédients : une base de grand-mère, puis une vraie variante au sarrasin
Pour les ingrédients far breton, je sépare toujours la base de grand-mère et la variante vécue. Wikipédia présente le farz buan comme un “far rapide” breton, surtout au froment, mais pouvant aussi accueillir du sarrasin. Et sur le terrain, ça se vérifie : dans un échange Facebook autour d’une recette, une formule familiale au beurre salé et au sarrasin circule encore, loin du réflexe automatique blé + pruneaux.
| Base attendue d’un far de grand-mère | Variante terrain au sarrasin |
|---|---|
| Farine de froment, lait, œufs, sucre, beurre salé | 1 L de lait, 250 g de farine de sarrasin, 140 g de sucre de bouleau, 100 g de beurre salé, 5 œufs, d’après un commentaire de recette sur Facebook |
| Version simple, rustique, celle que j’imagine sur une table de famille en far breton traditionnel finistère | Far breton sarrasin plus terrien, plus sombre, avec ce goût de blé noir qui rappelle les biligs et les cuisines de campagne |
| Pruneaux possibles, mais pas obligatoires | S’éloigne du duo classique blé + pruneaux sans trahir l’esprit familial |

Comment savoir si un far est bien cuit ? Le repère d’épaisseur que presque personne ne donne
Comment savoir si un far est bien cuit ? Je ne me fie jamais à la seule couleur. Le repère le plus net, je le trouve chez La Cuisine de Bernard : une fois la cuisson finie, la hauteur du far reste la même que celle de la pâte versée dans le plat. Voilà un vrai contrôle, concret, sans folklore.
La marche à suivre pour reproduire un far breton sans le dénaturer
Pour réussir un far breton de grand-mère, je reste fidèle à une ligne claire : nature, aux pruneaux ou au sarrasin. C’est là que tout se joue. La recette du far breton supporte mal les dogmes, et la cuisson se juge mieux à l’œil, avec un repère simple, qu’avec un folklore mal digéré.
- Choisissez votre camp dès le saladier : far nature, far aux pruneaux, ou variante au sarrasin inspirée du farz buan, car en Bretagne la famille compte autant que la règle.
- Mélangez sans battre comme un flan de cantine : farine, œufs, lait, sucre, puis beurre salé, juste assez pour une pâte lisse et souple.
- Versez dans le plat et regardez la hauteur de pâte, car, selon La Cuisine de Bernard, le far cuit garde la même épaisseur.
- Cuisez sans chercher une texture industrielle : le meilleur far breton tremble à peine, bronze sur les bords, et sent le lait chaud.
- Laissez reposer avant service ; au comptoir, j’ai vu trop de parts massacrées trop tôt, alors qu’une far breton recette traditionnelle se calme avant de se couper.
Far, flan, clafoutis : la bonne comparaison pour ne pas raconter n’importe quoi
Le far breton peut évoquer un flan par sa pâte prise, oui, mais la comparaison s’arrête vite. Il ne faut pas le confondre non plus avec un clafoutis. Pour rester juste, je regarde trois choses : la densité de l’appareil, la place du fruit, et la cuisson, qui doit donner une texture tenue, rustique, jamais tremblotante.
Quand on me demande quelle est la différence entre un flan et un far, je réponds en cuisine, pas en théorie. Le flan cherche souvent le lisse, presque la crème cuite. Le far, lui, garde un grain, une mâche douce, un côté de table familiale. Même chose pour la différence clafoutis et far : dans le clafoutis, le fruit mène la danse; dans le far, surtout aux pruneaux, il accompagne la pâte sans la définir entièrement. Et selon La Cuisine de Bernard, un repère rare aide vraiment : la hauteur du far cuit reste identique à celle de la pâte versée. Voilà le bon réflexe. Google adore ces rapprochements; moi, je les trouve utiles seulement s’ils évitent un faux repère de texture. Ensuite, on sert tiède, et un verre de cidre fait le reste.
Pourquoi il y a des pruneaux dans le far breton ?
À l’origine, le far breton ne contenait pas toujours de pruneaux. Cette version s’est imposée avec le temps, car le pruneau apporte du moelleux, une douceur fruitée et une belle tenue à la cuisson. En cuisine, j’aime ce contraste entre la pâte simple, presque rustique, et ces fruits qui gonflent doucement au four.
Comment savoir si un far est bien cuit ?
Un far breton bien cuit doit être pris sur les bords et encore très légèrement tremblotant au centre à la sortie du four. La lame d’un couteau doit ressortir presque propre. Sa surface devient joliment dorée, parfois tachetée de brun. Je le laisse toujours reposer avant de le couper, pour qu’il finisse de se tenir.
Quels sont les ingrédients pour faire un far breton ?
Pour une recette de grand-mère classique, il faut surtout des œufs, du lait, de la farine, du sucre, du beurre et souvent des pruneaux. Certains ajoutent une pincée de sel, un peu de rhum ou de vanille. La base reste très simple : une pâte fluide, généreuse, qui cuit lentement pour donner ce dessert breton dense et fondant.
Quelle différence entre far et flan ?
Le far est plus rustique, plus dense et plus nourrissant qu’un flan. Il contient de la farine en quantité plus marquée, ce qui lui donne une texture serrée et presque pâtissière. Le flan, lui, est souvent plus lisse, plus crémeux, parfois réalisé avec de la fécule ou une crème prise, selon la recette.
Quelle est la différence entre un flan et un far ?
La différence tient surtout à la texture et à la tradition. Le far breton, dans sa version de grand-mère, est épais, compact, avec une mâche douce et souvent des pruneaux. Le flan est généralement plus souple, plus crémeux et plus uniforme. Le far évoque la campagne bretonne ; le flan, une pâtisserie plus large et plus variée.
Quelle est la différence entre un clafoutis et un far ?
Le clafoutis est un dessert aux fruits, souvent aux cerises, avec une pâte proche d’un appareil à flan mais plus légère. Le far breton est plus compact, plus riche en farine et traditionnellement garni de pruneaux dans sa version la plus connue. À la dégustation, le far a davantage de tenue, presque comme un gâteau très fondant.
Quels sont les ingrédients pour un far breton ?
Les ingrédients les plus courants sont la farine, les œufs, le lait, le sucre, le beurre et les pruneaux. On peut aussi ajouter du rhum, de la vanille ou une pincée de sel pour relever l’ensemble. J’aime rappeler qu’une bonne recette bretonne repose surtout sur de bons produits et une cuisson douce, sans précipitation.
Quel ingrédient n'entre pas dans la composition du far breton ?
En principe, la levure n’entre pas dans la composition traditionnelle du far breton. Ce dessert ne cherche pas à gonfler comme un gâteau. Sa signature, c’est justement cette texture dense, lisse et fondante. La crème fraîche n’est pas non plus indispensable dans la recette classique de grand-mère, même si certaines variantes modernes en utilisent.
Un bon far breton de grand-mère, pour moi, ne se résume ni à un dogme ni à un folklore de carte postale. Choisissez votre camp dès le départ — nature, pruneaux, voire une touche de sarrasin — puis soignez surtout l’équilibre de la pâte et la cuisson. Si le far sort souple, dense sans lourdeur, et bien doré, vous êtes au bon endroit. Faites-le une première fois tel quel, puis ajustez-le à votre mémoire de famille.
Mis à jour le 12 mai 2026

Camille Levasseur
Bistrotier, chroniqueur, et amoureux des comptoirs. J'écris ce que j'ai goûté, ce que j'ai bu, ce que j'ai aimé.
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