Quelle ville de Bourgogne choisir pour bien boire le vin ?
Beaune, Dijon, Chablis ou Mâcon : choisissez la bonne ville de Bourgogne selon votre budget, vos vins préférés et votre façon de voyager.
La meilleure ville de Bourgogne pour le vin dépend de votre façon de voyager. Beaune reste la base la plus simple pour un premier séjour, Dijon convient très bien sans voiture, Chablis séduit les amateurs de blancs vifs, et Mâcon offre souvent un point de chute plus abordable.
Je me souviens d’un couple croisé au comptoir, valises encore à la main, qui me demandait où poser ses verres pour trois jours en Bourgogne. Pas où boire le plus cher, non : où boire juste, bien, sans passer le séjour sur la route. C’est là que la vraie question commence. En Bourgogne, la bonne ville n’est pas forcément la plus célèbre, mais celle qui épouse votre rythme, votre budget, votre appétit de cave et même votre tolérance aux kilomètres après une dégustation. Entre Beaune, Dijon, Chablis ou Mâcon, le décor change, le soir aussi, et le vin dans le verre encore davantage.
En bref : les réponses rapides
Quelle ville de Bourgogne choisir pour le vin ? Ma réponse courte avant de réserver
Pour un premier séjour vin en Bourgogne, je conseille Beaune si vous voulez rayonner facilement, Dijon si vous venez sans voiture, Chablis pour le blanc tendu et Mâcon pour un budget plus doux. Le bon choix dépend surtout de la durée, de la saison et du style de bouteille que vous voulez vraiment boire.
Je le dis franchement : la meilleure ville bourgogne vin n’est pas toujours la plus célèbre, c’est celle qui épouse votre cadence. Un couple qui veut marcher, dîner et cracher trois verres sans reprendre la voiture n’a pas les mêmes besoins qu’une famille avec poussette, ni qu’un amateur de grands crus qui rêve de la Route des Grands Crus entre Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Clos de Vougeot, Meursault ou Pommard. Quand je choisis un point de chute, je regarde d’abord l’accès train ou voiture, puis la densité des caves, la facilité de réservation, l’ambiance du soir, le prix moyen des chambres et la distance réelle jusqu’aux verres qui comptent. C’est là que la question où aller en Bourgogne pour le vin devient concrète, loin des cartes postales.
Beaune reste, à mes yeux, la base la plus simple pour comprendre le vignoble bourgogne sans s’éparpiller : on touche vite la Côte de Beaune, on file vers Aloxe-Corton, on descend vers la Côte Chalonnaise et Mercurey, avec la Cité des Climats et vins de Bourgogne comme bon sas d’entrée. Dijon, en revanche, fonctionne très bien si vous arrivez en TGV et voulez organiser une route des vins bourgogne sans voiture, en combinant train, vélo, taxi et dégustations réservées. Chablis est un choix de style, presque de palais : des blancs droits, salins, une campagne plus aérée, mais moins centrale. Mâcon, lui, donne de l’air au budget, avec des hébergements plus souples et un accès malin vers Solutré. Retenez enfin ceci : une ville-base n’est pas un village-coup de cœur. Vézelay émeut, Clos de Vougeot impressionne, mais pour dormir, dîner et enchaîner les caves, la vraie capitale vinicole de Bourgogne change selon votre logistique.
Beaune, Dijon, Chablis, Mâcon : le tableau qui aide vraiment à choisir sa ville du vin
Si vous comparez les villes de Bourgogne pour le vin, Beaune reste la base la plus équilibrée, Dijon la plus simple sans voiture, Chablis la plus nette pour le vin blanc bourgogne et Mâcon la plus souple côté budget. Le bon choix se joue sur quatre leviers concrets : style de vin, logistique, durée et ambiance du soir.
| Ville | Idéale pour | Budget | Durée minimale | Saison agréable | Styles dominants | Appellations à goûter | Accès sans voiture | Rayon d’action | Erreurs à éviter |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Beaune | Premier voyage, couple, dîner à pied | Moyen à élevé | 2 nuits | Mai-juin, septembre | vin de bourgogne rouge et blancs de la Côte de Beaune | Pommard, Meursault, Aloxe-Corton, Clos de Vougeot | Très bon en train + taxi/vélo | 20 à 35 min vers les villages | Tout faire en une journée, réserver trop tard |
| Dijon | Week-end sans voiture, ville vivante | Moyen | 1 à 2 nuits | Printemps, automne | Rouges de la Côte de Nuits, quelques grands blancs | Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Marsannay | Excellent en TGV + TER | 15 à 30 min vers la Côte de Nuits | Choisir Dijon si l’on veut être au cœur des vignes dès le réveil |
| Chablis | Amateur de chardonnay, 1 à 2 jours typés | Moyen | 1 nuit | Fin printemps, début automne | vin blanc bourgogne tendu, salin, droit | Chablis, Premier Cru, Grand Cru | Moyen, via Auxerre puis transfert | Compact, visites proches | Y aller sans organiser les déplacements |
| Mâcon | Budget serré, famille, séjour souple | Plus doux | 2 nuits | Avril à octobre | Blancs gourmands, rouges souples, bulles proches | Mâcon-Villages, Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, La Roche de Solutré | Bon en train | 20 à 40 min dans le Mâconnais | Attendre la même densité de grands crus qu’en Côte d’Or |
| Chalon-sur-Saône | Étape maligne, caveaux variés, bulles | Moyen à doux | 1 à 2 nuits | Printemps-été | Crémant, rouges francs, blancs accessibles | Côte Chalonnaise, Mercurey, Givry, Rully | Bon en train | 20 à 30 min | L’ignorer sur une carte des vins de bourgogne sérieuse |
Quand je regarde une liste des vin de bourgogne, je pense d’abord au verre du soir, pas à la carte postale. Pour un week-end amoureux, je prends Beaune : on goûte un Meursault à midi, un Pommard le soir, et on rentre à pied après le dîner. Pour un premier voyage, je conseille encore Beaune, plus simple à lire qu’une cave trop savante. Sans voiture, je tranche pour Dijon : TER, restaurants, retour facile, et la Côte de Nuits à portée de journée. Avec des enfants ou un œil sur le vin de bourgogne prix, Mâcon respire mieux. Les tables sont souvent moins raides, les verres plus ouverts, l’ambiance moins crispée. Si vous ne jurez que par le chardonnay, filez à Chablis pour la précision, ou vers le Mâconnais pour la chair. Et si vous aimez les bonnes surprises, gardez Chalon-sur-Saône en tête : un crémant bien servi, un Mercurey juste, et la soirée prend tout de suite une autre allure.
Mon verdict selon le profil du voyageur
Si je dois trancher net, je choisis Beaune pour un premier séjour, Dijon sans voiture, Mâcon pour ménager le budget, Meursault pour les grands blancs et Nuits-Saint-Georges si vous venez chercher des rouges de légende. Pour une famille, en revanche, je reviens à Beaune, plus souple, plus lisible, plus gourmande à l’heure du déjeuner.
Au comptoir, c’est souvent ce que je dis aux amis qui hésitent sur quelle ville de Bourgogne choisir pour bien boire le vin. En couple, je pars sur Beaune : caves, belles tables, promenades courtes, et ce velouté de service qu’on sent dès l’apéritif. Avec des enfants, Beaune tient encore la route, parce que tout se fait sans crispation. Budget serré ? Mâcon, sans snobisme et avec de vraies bouteilles. Sans voiture, Dijon gagne, par conséquent, pour ses trains et ses échappées simples. Si vous rêvez de chardonnay tendu, beurré puis salin, filez à Meursault. Si votre cœur bat pour Vosne, Gevrey, Chambolle, posez vos verres à Nuits-Saint-Georges.

Les villes qui donnent le ton du vignoble, et les villages où le vin parle plus fort que la carte postale
En Bourgogne, la ville sert souvent de base, mais le vrai déclic arrive quelques kilomètres plus loin, quand le verre prend le relais du décor. Dijon raconte l’histoire, Beaune concentre les caves, Chablis cisèle le blanc, Mâcon ouvre le sud; ensuite Gevrey-Chambertin, Meursault, Pommard ou Nuits-Saint-Georges révèlent, chacun à sa façon, ce qu’un grand vin de Bourgogne dit vraiment.
Je conseille souvent de penser la Bourgogne comme un glissement progressif, du centre-ville vers le finage. Dijon, d’abord. C’est une porte urbaine, pratique, nerveuse, parfaite si l’on arrive en train et qu’on veut comprendre avant de goûter. On y saisit la charpente historique du vignoble, puis on file vers le Clos de Vougeot, Gevrey-Chambertin ou Nuits-Saint-Georges sans perdre de temps. Dans le verre, cela veut dire des rouges plus terriens, plus épicés, parfois sévères jeunes, mais d’une allonge superbe à table. Si vous vous demandez quelle cave visiter en Bourgogne depuis Dijon, choisissez une cave pédagogique en ville, puis un domaine dans la Côte de Nuits: la comparaison devient limpide. Dijon donne le contexte; les villages, eux, donnent la pulsation.
Beaune, en revanche, est le point de chute le plus complet. On peut y marcher, lever les yeux sur les Hospices de Beaune, entrer dans l’Hôtel-Dieu, descendre en cave, puis rayonner très vite vers Pommard, Meursault ou Aloxe-Corton. J’y retrouve toujours cette sensation rare d’une ville qui vit vraiment pour le vin, sans se réduire à une carte postale. Beaune permet de comparer les styles sur une journée: la densité d’un Pommard, le gras noisetté d’un Meursault, la tension plus droite d’un Corton-Charlemagne si l’occasion se présente. Pour qui rêve de la route des grands crus sans s’éparpiller, c’est la base la plus cohérente. Et si l’on veut sortir du réflexe du rouge prestigieux, la Route du Crémant de Bourgogne mérite un détour; un bon Crémant de Bourgogne, servi bien frais, remet souvent les palais d’aplomb entre deux dégustations sérieuses.
Chablis et Mâcon jouent une autre musique. Chablis est plus ramassée, plus nue, avec cette lumière du nord qui durcit les contours et affine les sensations. Là, le chardonnay parle net: craie, citron, coquille, parfois une pointe fumée. On y vient pour la pureté, pas pour l’apparat. Mâcon, lui, respire plus large, plus solaire, avec des vins souvent plus accessibles en prix et plus immédiats en plaisir; autour de Solutré, j’aime cette Bourgogne méridionale qui ne force pas son prestige. Entre les deux, le choix est simple: Chablis pour la précision minérale, Mâcon pour la gourmandise et le rapport plaisir-prix. Ceux qui cherchent les plus beaux villages route des vins Bourgogne oublient parfois que ces deux bases, moins théâtrales que Beaune, clarifient pourtant très bien un séjour.
Puis viennent les villages, là où la Bourgogne cesse d’être une idée générale. Meursault révèle le toucher du blanc, ample mais tenu. Pommard montre la matière et le grain. Gevrey-Chambertin apporte la profondeur sombre, Nuits-Saint-Georges une franchise plus terrienne, Aloxe-Corton une carrure presque austère, tandis que Mercurey donne souvent des rouges francs et juteux, moins intimidants. J’ajoute volontiers Vézelay, trop souvent laissé de côté: son blanc vif, droit, salin parfois, surprend les palais formatés par la seule Côte d’Or. Voilà la vraie différence entre ville et village: la ville aide à choisir, le village oblige à sentir. Et c’est souvent là, au comptoir d’un caveau discret, qu’on comprend enfin ce qu’on était venu chercher.
Matrice pratique : ville de base, styles de vins et appellations à goûter
Pour choisir quelle ville de Bourgogne prendre comme camp de base, je regarde d’abord le verre, puis la logistique. Dijon sert les rouges nerveux de la Côte de Nuits : Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Clos de Vougeot ; erreur classique, croire qu’on y dort au milieu des vignes. Beaune, elle, donne le plus de souplesse, avec rouges et blancs à portée de cave : Pommard, Meursault, Aloxe-Corton ; en revanche, ne restez pas collé aux maisons les plus touristiques. Chablis, c’est le chardonnay tendu, de Petit Chablis aux premiers crus ; l’erreur, c’est d’y chercher la Bourgogne rouge. Mâcon convient si vous aimez les blancs plus ronds du Mâconnais, avec Solutré tout près ; néanmoins, ne sous-estimez pas les distances entre villages. Enfin, Chalon-sur-Saône est une base maligne pour Mercurey, la Côte Chalonnaise et le crémant ; par conséquent, n’y attendez pas la concentration de grands crus de la Côte d’Or.
Mes itinéraires 1 jour, 2 jours, 3 jours en Bourgogne du vin, avec vraie logistique et sans folklore
Pour 1 jour, je reste sur Beaune et la Côte de Beaune. Pour 2 jours, j’ajoute Dijon et la Côte de Nuits. Pour 3 jours, j’ouvre soit vers Chablis, soit vers Mâcon et Solutré. Le vrai secret, sur la route des vins Bourgogne, n’est pas d’en voir trop, mais d’éviter les kilomètres qui cassent la dégustation.
Si je n’ai qu’une journée, je choisis Beaune comme base, sans hésiter. C’est souvent là que les lecteurs comprennent où commence la route des vins de Bourgogne : en réalité, elle ne commence pas en un point net, mais Beaune donne le meilleur équilibre entre caveaux, table et accès rapide aux villages. Je pars vers Pommard, à dix minutes, pour un rouge plus terrien, puis je file sur Meursault, quinze minutes plus loin, où les blancs prennent tout de suite de l’ampleur. Deux dégustations sérieuses suffisent. Trois, grand maximum. Au-delà, le palais se brouille. Je garde un déjeuner simple entre les deux, œufs en meurette ou jambon persillé, avec un verre seulement. L’après-midi, retour à Beaune pour une cave historique ou la Cité des Climats et vins de Bourgogne. Entre déplacements, crachoir, marche et pause café, la journée tient bien de 10 h à 18 h, sans courir.
Sur 2 jours, je coupe franchement le séjour en deux masses. Jour un, Dijon puis la Côte de Nuits. Jour deux, Beaune puis la Côte de Beaune. Depuis Dijon, je descends vers Gevrey, Morey, Chambolle, Vougeot : les trajets sont courts, souvent 15 à 20 minutes entre étapes, mais il faut compter le temps de stationnement, d’accueil et de dégustation. Je conseille une visite patrimoniale au Château du Clos de Vougeot, qui donne une vraie lecture des climats, puis un domaine réservé à l’avance. Le lendemain, Beaune permet un rythme plus souple, avec la Cité des Climats et vins de Bourgogne si la météo tourne ou si l’on veut poser les bases avant de choisir quelle cave visiter en Bourgogne. Maison de négoce, cave historique et domaine, ce n’est pas la même chose : la maison offre souvent une gamme large, la cave historique raconte un décor, le domaine montre davantage le travail de vigne et d’élevage. En haute saison, je réserve presque tout.
Avec 3 jours, je garde ce socle et j’ajoute une seule échappée. Au nord, Chablis fonctionne si l’on aime les blancs tendus : depuis Dijon, comptez environ 1 h 45 de route, donc il faut dormir sur place ou accepter une journée très cadrée. Au sud, Mâcon et la Roche de Solutré sont plus cohérents depuis Beaune, avec environ 1 h 15 à 1 h 30 selon le point de départ ; là, les vins gagnent en fruit, en soleil, et le paysage s’ouvre. Sans voiture, je fais simple : train jusqu’à Dijon ou Beaune, puis taxi/VTC pour les domaines excentrés, et vélo électrique seulement sur des tronçons réalistes, Beaune-Pommard-Meursault par exemple. Beaucoup de caveaux sont accessibles à pied dans Beaune, moins dans les villages. Les erreurs reviennent toujours : sous-estimer les distances, empiler les dégustations, réserver trop tard, ou confondre visite complète et simple dégustation au comptoir. La bonne ville Bourgogne vin, c’est celle qui respecte votre rythme, pas votre fantasme.
La Bourgogne du vin sans voiture : ce que je ferais vraiment
Sans voiture, je choisirais Beaune ou Dijon, puis je simplifierais tout : un hôtel central, deux caves maximum par jour, un bon déjeuner sur place, et des trajets courts à pied, en taxi ou en vélo électrique. Pour un séjour fluide en Bourgogne du vin, Beaune reste, à mes yeux, la base la plus souple.
Je l’ai appris à force de courir entre salle et caveau : vouloir trop voir gâche la dégustation. Depuis Dijon, on rayonne bien si l’on vise une journée nette, avec train à l’arrivée puis taxi réservé pour Marsannay ou la côte proche. En revanche, pour deux ou trois jours, Beaune est plus douce à vivre : tout se serre autour du centre, les caves sont accessibles, le déjeuner coupe bien la matinée, et l’on garde le palais frais. Le vélo électrique, oui, mais seulement sur de petites distances et par temps sec ; après quelques verres, je préfère un taxi. Chablis, sans voiture, me paraît plus contraignant : l’accès ferroviaire demande davantage de correspondances, les temps réels s’allongent, et l’improvisation devient fragile. Pour la Bourgogne du vin sans crispation, je tranche vite : arrivée en train, base à Beaune, rythme court, réservations serrées.
Réserver une cave, choisir la bonne saison, éviter les pièges : ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant
En Bourgogne, la réussite tient moins au prestige de l’étiquette qu’à la préparation du séjour. Réservez les caves en avance, limitez les dégustations, choisissez votre base selon la saison et ne confondez jamais village mythique et logistique réelle. Pour une première fois, deux visites bien choisies valent mieux qu’un marathon de caveaux, surtout si vous vous demandez où aller en Bourgogne pour le vin.
Pour savoir quelle cave visiter en Bourgogne, je distingue toujours quatre formats. La maison de négoce, souvent en ville, rassure : horaires plus stables, parcours clair, cave historique parfois spectaculaire. Le domaine, lui, demande davantage d’anticipation, mais c’est là qu’on comprend un sol, une parcelle, un millésime. Le caveau de dégustation est pratique pour comparer sans rendez-vous, quoique ce soit de moins en moins vrai dans les secteurs très courus. Enfin, l’expérience pédagogique, avec atelier ou initiation, convient très bien à une première approche du vignoble Bourgogne. J’ai encore en tête cette cave froide à Beaune, la pierre humide, le léger écho des pas, puis ce bruit sec du bouchon qu’on tire avant de servir un verre net, sans bavure, à bonne température. C’est beau, mais en saison haute il faut réserver tôt : au printemps, pendant les ponts de mai, aux vendanges, et presque tous les week-ends d’automne.
Le bon point de chute change avec le calendrier. Beaune, au printemps et en automne, reste la base la plus simple si l’on veut enchaîner villages, caves et bonnes tables sans perdre du temps en voiture. En revanche, Dijon fonctionne mieux l’hiver ou pour un séjour mixte, moitié ville, moitié vin : musées, halles, restaurants, train facile, puis escapades ciblées. Chablis, je le conseille aux beaux jours, quand la lumière allonge les coteaux et que l’on a envie de marcher entre deux verres ; néanmoins, il faut venir organisé. Mâcon, lui, offre plus d’espace, des hébergements souvent plus souples, et parfois un vin de Bourgogne prix plus respirable au verre comme à la cave. Si vous voyagez sans voiture, pensez en bases ferroviaires plutôt qu’en rêves de carte postale : Dijon et Beaune sont les plus simples, Chablis demande plus de couture, Mâcon plus de kilomètres qu’on ne l’imagine.
Les pièges, je les ai vus cent fois. À Dijon, on croit qu’on boira tout sur place sans bouger ; or la ville est excellente comme camp de base, pas comme résumé complet du vignoble. À Beaune, beaucoup restent intra-muros et négligent Pommard, Savigny, Pernand ou Meursault, qui donnent justement du relief au séjour. À Chablis, venir sans réservation, surtout un samedi ensoleillé, expose à tourner en rond entre caveaux pleins. À Mâcon, on sous-estime les distances du sud bourguignon, par conséquent on surcharge les journées et l’on finit par déguster trop vite. Mon rythme idéal est simple : une visite le matin, un vrai déjeuner, une seconde cave en milieu d’après-midi, puis repos. Le vin réclame de l’attention. Et la Bourgogne, quand on lui laisse de l’air, parle beaucoup mieux.
Quels sont les grands vins de Bourgogne ?
Quand on parle des grands vins de Bourgogne, je pense d’abord aux appellations mythiques : Romanée-Conti, Chambertin, Montrachet, Corton-Charlemagne, Musigny ou Clos de Vougeot. Ce sont des noms qui font battre le cœur des amateurs. En rouge comme en blanc, la Bourgogne brille par sa précision, son élégance et cette capacité rare à raconter un village, une parcelle, presque une poignée de terre.
Quels sont les vins de Bourgogne ?
Les vins de Bourgogne se déclinent surtout en rouges de pinot noir et en blancs de chardonnay. On y trouve aussi de l’aligoté, du gamay dans certaines zones, ainsi que des crémants de Bourgogne. Les grandes familles d’appellations vont des régionales aux grands crus, en passant par les villages et premiers crus, avec une diversité remarquable entre Chablis, Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise et Mâconnais.
Quelle cave visiter en Bourgogne ?
Si vous cherchez quelle cave visiter en Bourgogne, je conseille de viser une maison ou un domaine selon votre envie. À Beaune, les caves patriarcales ou les maisons de négoce offrent une belle entrée en matière. Pour quelque chose de plus intime, réservez chez un vigneron à Meursault, Pommard ou Chablis. Le vrai plaisir, à mon sens, c’est d’échanger avec quelqu’un qui parle de ses vignes comme d’un membre de la famille.
Quels cépages en Bourgogne ?
En Bourgogne, les cépages principaux sont très clairs : pinot noir pour les rouges, chardonnay pour les blancs. J’ajoute l’aligoté, vif et désaltérant, le gamay dans l’appellation Bourgogne Passe-Tout-Grains, et un peu de sauvignon à Saint-Bris. Cette région a bâti sa réputation sur peu de cépages, mais avec une finesse de style extraordinaire selon le climat, l’exposition et le travail du vigneron.
Quel vin blanc Bourgogne ?
Pour choisir un vin blanc de Bourgogne, tout dépend du moment de table. Un Chablis sera tendu, minéral, superbe sur les huîtres ou un poisson grillé. Un Meursault apporte plus de rondeur et de noisette. Un Puligny-Montrachet joue la finesse, tandis qu’un Mâcon-Villages offre souvent un excellent rapport plaisir-prix. Si je dois conseiller un classique passe-partout, je pars volontiers sur un bon chardonnay de la Côte de Beaune.
Où commence la route des vins de Bourgogne ?
La route des vins de Bourgogne commence généralement au nord, vers Dijon ou Marsannay-la-Côte, selon l’itinéraire choisi. Ensuite, elle descend à travers la Côte de Nuits, Beaune, la Côte Chalonnaise et jusqu’au Mâconnais. J’aime conseiller de démarrer doucement par Marsannay ou Gevrey-Chambertin : on entre tout de suite dans le vif du sujet, avec de beaux paysages de vignes et des villages au charme intact.
Où aller en Bourgogne pour le vin ?
Pour découvrir la Bourgogne du vin, je vous enverrais sans hésiter à Beaune, cœur battant de la région, puis à Meursault, Pommard, Volnay, Gevrey-Chambertin et Chablis. Chaque ville de Bourgogne vin a sa personnalité. Beaune pour l’animation, Chablis pour la fraîcheur, la Côte de Nuits pour les rouges de légende. Si vous aimez prendre le temps, alternez dégustations, marchés, caves et repas chez un bon bistrot local.
vin de bourgogne prix
Le prix d’un vin de Bourgogne varie énormément. On peut trouver un Bourgogne aligoté ou un Mâcon autour de 10 à 20 euros, de très bons villages entre 20 et 60 euros, puis des premiers crus et grands crus qui grimpent vite, parfois à plusieurs centaines d’euros. Mon conseil de terrain : regardez les appellations moins célèbres, les jeunes domaines et les millésimes récents pour dénicher de vraies belles bouteilles.
Si je devais trancher simplement, je dirais ceci : Beaune pour rayonner facilement, Dijon pour voyager léger sans voiture, Chablis pour les amoureux de blanc droit, Mâcon pour respirer côté budget. Le bon choix n’est pas une affaire de prestige, mais d’accord juste entre votre séjour et la bouteille que vous rêvez d’ouvrir le soir. Avant de réserver, notez votre durée, votre moyen de transport et deux appellations que vous voulez vraiment goûter : la bonne ville apparaîtra presque toute seule.
Mis à jour le 09 mai 2026

Léa Brichard
Sommelière indépendante Sud-Yvelines. DNO IUVV Reims, 7 ans cave restaurants étoilés Reims/Tours/Lyon. Signe les chroniques vins et accords mets-vins.
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